Assia Djebar,née le 30 juin 1936 en Algérie à Ouled Hamou près d'Ain Bessem dans l’actuelle wilaya de Bouira et morte le 6 février 2015 à Paris. Intellectuelle, écrivaine de langue française, historienne, cinéaste et universitaire, Assia Djebar fut une grande figure de l’émancipation des femmes.

«J’écris, comme tant d’autres femmes écrivains algériennes, avec un sentiment d’urgence, contre la régression et la misogynie» 

«Bâillonnée, voilée, ensevelie, veuve, coupée, étranglée : la voix de l'écrivain Assia Djebar voue le texte littéraire à une double révélation. Révélation de l'espace féminin tramé de secret, séparé, murmures entre les murs. Révélation aussi d'Algérie à plus d'une langue ou, comme elle décrit : «des Algéries». L'œuvre, retraversée ici dans son ampleur pour la première fois, n'a cessé de faire de la littérature le lieu de tous les combats : pour une mémoire algérienne occultée par l'histoire militaire française ; pour la liberté des femmes dans l'Islam ; contre la violence et pour une Algérie des différences et des pluralités culturelles» écrit Mireille CALLE-GRUBER. Traduite en 23 langues, Assia DJEBAR, souvent citée pour le Prix Nobel de Littérature, a remporté de nombreux prix littéraires et obtenu des distinctions et décorations.  Dans la préface de son livre «Les Alouettes naïves», Assia DJEBAR donnait l’explication de sa vocation littéraire et de son combat politique, en parlant de «tangage incessant».

Féministe, elle a su se servir de plusieurs langues pour raconter les femmes, la liberté. 

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